On parle du livre dans la presse ...  

 

Extrait de l'article du Bien Public :

 

- Le quotidien Le Bien Public du 28 octobre 2006 :Accueil des personnes âgées : Un pavé dans la mare

Manque de respect, maltraitance voire « euthanasie économique », selon certains acteurs du secteur, l'hospitalisation et l'hébergement des personnes âgées sont l'objet de fortes critiques, parfois jugées « excessives ».

«On tue les vieux » (Fayard) - Christophe Fernandez, président de l'Association française de protection et d'assistance aux personnes âgées (Afpap), et le Pr Jacques Soubeyrand, chef de médecine interne et gériatrie, jettent un pavé dans la mare en dénonçant les multiples dysfonctionnements de la prise en charge des personnes âgées.

Près de 610 000 personnes âgées sont aujourd'hui dans des maisons de retraite, dont 390 000 médicalisées. Ce chiffre va doubler dans les quinze ans, rappelle l'Afpap, qui dit avoir recueilli en 2005 « pas moins de 6 000 appels signalant maltraitances et dysfonctionnements ». Patients attendant sur des brancards dans les couloirs des urgences, « mauvaise orientation » dans les soins, « abandons thérapeutiques » sans informer la famille, les personnes âgées sont souvent les laissés-pour-compte des hôpitaux, selon ces témoignages.

« Les services sur-spécialisés ont du mal à prendre en charge les personnes âgées, qui souffrent de plusieurs pathologies », convient Rose-Marie Van Lerberghe, qui vient de quitter la direction de l'AP-HP (Hôpitaux de Paris) pour celle du premier groupe privé de maisons de retraite (Korian).

Au-delà des soins, ce sont les conditions de vie trop souvent imposées aux personnes âgées qui sont jugées insupportables.
« La douche tous les quinze jours, la toilette mal faite, les yeux pas lavés, les appareils mal placés dans les oreilles, la personne qui sonne et attend une demi-heure pour aller aux toilettes, le gavage en dix minutes, tout cela existe et est insupportable », déclare Joëlle Le Gall, qui a créé en 2003 la première fédération d'associations de familles, la Fnapaep.

Les familles restent trop « timides » pour intervenir, regrette-t-elle. « Ca arrache le cœur de mettre un parent en maison de retraite, et c'est un tel parcours du combattant pour trouver une place que beaucoup n'osent pas réclamer. Certaines familles se déculpabilisent en disant que tout va bien ». La parole des personnes âgées elles-mêmes est peu entendue, témoigne une étude de la Drees (ministère de la Santé). La honte, la douleur, le sentiment d'être infantilisé, sont des freins à la parole. « Je me déplais bien ici », a répondu à l'enquête, avec un lapsus révélateur, une femme de 82 ans en maison de retraite.

La situation décrite par l'ouvrage « On tue les vieux » est « excessive », jugent cependant les représentants des maisons de retraite privées, Pascal Champvert (Adehpa) et Florence Arnaiz (Synerpa), qui lui reprochent de « pratiquer l'amalgame » et démentent toute « omerta » sur le sujet.

Les abus existent, « dans 5 % des établissemements », estime M. Champvert, mais « c'est aux pouvoirs publics de faire le ménage ». « Quand les besoins en personnels sont couverts à 50 %, forcément, il y a des problèmes », dit-il.
« Aujourd'hui, nous sommes engagés dans une démarche de qualité, si on veut que cela aille plus vite, il faut nous donner les moyens », renchérit Florence Arnaiz : « on annonce 5 000 places supplémentaires par an jusqu'en 2012, quand le Commissariat au Plan estime les besoins à 50 000 d'ici 2010 ! ».

Le vieillissement de la population est un « phénomène social, médical et financier largement sous-estimé », résumait la Cour des Comptes voici un an.

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Ci dessous : Coup de gueule du Pr de gériatrie Pierre Pfitzenmeyer !!!

Info du 12 octobre 2006 - Le professeur Pfitzenmeyer avait symboliquement donné sa démission il y a deux ans, du CHU de Dijon, pour protester contre les conditions d'accueil des personnes âgées dépendantes.

Le Pr Pfitzenmeyer a accordé une interview au journal de Saône-et-Loire, où il renouvelle le coup de gueule qu'il a lancé il y a deux ans pour dénoncer les conditions d'accueil des personnes très âgées dépendantes. Il avait même, en 2004, remis symboliquement sa démission au CHU de Dijon face à une situation qu'il estimait catastrophique.

Le Pr Pfitzenmeyer : « Deux ans après ce coup de gueule, j'ai le même message à faire passer ! Les conditions d'accueil des personnes âgées sont inadéquates, en Bourgogne notamment. Il y a deux ans, le gouvernement et plus particulièrement le ministre aux personnes âgées avaient tenté de trouver des solutions, que ce soit au niveau du système sanitaire ou pour les structures d'hébergement à l'intérieur desquelles il existe des situations catastrophiques. Mais le manque de moyens est toujours là, et le personnel est en nombre insuffisant. Ce système engendre une véritable maltraitance dont tout le monde pâti : les personnes âgées, mais aussi le personnel qui, ne pouvant faire correctement son travail, culpabilise. J'ai rencontré des personnes de bonne foi, des politiques, qui reconnaissaient le problème, mais à un niveau plus élevé, celui du chef du gouvernement ou de la présidence, cela ne représente pas une priorité. »

« Avec le profeseur Jaendel, gériatre à Montpellier et le directeur du CHU de Limoges, M. Vigouroux, nous avons proposé un plan pour les personnes très âgées qui sont de plus en plus dépendantes (pour 80 % d'entre elles), afin d'améliorer la formation du personnel et les conditions d'accueil. Le document est sorti en mai dernier, il a été validé par le ministre aux personnes âgées, mais rien n'a suivi au plan financier. J'ai donc décidé de renvoyer un texte au plan national ».

Le Journal de Saône-et-Loire : Quel est votre nouveau message ?

Pr Pfitzenmeyer : « Je rappelle que la situation s'aggrave au fil des mois. Les institutions, telles qu'elles existent en France, n'ont pas les moyens d'assumer un degré de dignité raisonnable dans l'accueil des personnes âgées. A Dijon, par exemple, on voit des personnes très âgées « accumulées » dans des couloirs, attendant de 12 heures à 24 heures des places dans un service, qui, de toute façon, ne sera pas adapté. Cela signifiera pour la personne des escarres, une dénutrition. Le manque de personnel est sans doute le premier problème, et pour ce personnel, c'est très dur à vivre. Il y a bien des textes, qui régissent l'accueil en tenant compte des minima acceptables, mais. cela reste sur le papier et ne se traduit pas sur le terrain ! Aujourd'hui en Bourgogne, quelque 30 000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer , la majorité étant très âgée. Après 90 ans, la moitié de la population est concernée par un syndrome démentiel. Et les camisoles chimiques voire la contention physique ne peuvent être des réponses acceptables ! ».

Le J.S.L. : Vous parlez de maltraitance ?

Pr Pfitzenmeyer : « C'est une réalité, dès que l'on manque de moyens. Et la maltraitance envers les personnes âgées est d'autant plus vraie que dans la démence, elles sont incapables de se plaindre ! C'est une situation insupportable : les soignants sont en souffrance, les proches également. Ce n'est pas éthiquement tolérable. Les réponses relèvent d'un choix de société, c'est l'ensemble d'une population qui doit y participer ».

Propos recueillis par M.-Ch. Baron-Fagé - Journal de Saône-et-Loire le 12 octobre 2006

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